jeudi 7 juillet 2016

07/07 - CHEMINADE NOUS PARLE 
DE MICHEL ROCARD.

Cheminade mercredi 6 juillet :
Lorsqu’on témoigne du respect aux gens, il n’y a pas d’exception au fait qu’ils vous le rendent formidablement. (Michel Rocard, dans sa dernière interview au Point, le 23 juin 2016).
J’écris aujourd’hui ces lignes sur Michel Rocard pour trois raisons. La première est qu’il fut un homme de dimension, de cœur et d’écoute qu’on ne retrouve plus dans ce qu’est devenue la politique française. La seconde est qu’il vient d’être couvert d’éloges par ses amis et ses adversaires, au risque d’étouffer le souvenir de ce qu’il fut réellement. La troisième est que nous avons marché ensemble à certains moments déterminants, depuis sa dénonciation des «camps de regroupement» de la guerre d’Algérie jusqu’à son récent combat contre le «capital fictif» et pour la séparation bancaire, arme nécessaire pour porter un coup au cœur du monde de l’argent.
Au cours de nos rencontres, nos échanges ont toujours été francs, amicaux et directs, sans arrière-pensées opportunistes. Il m’a paru au début paradoxal qu’un représentant de la «gauche américaine » et partisan convaincu du modèle européen, soit plus attentif à ce que j’avais à dire que d’autres apparemment plus proches de mes conceptions. Cependant, au fil du temps, je découvris son exceptionnel attachement à la vérité et à l’empathie qui nous rapprochait, son immense curiosité humaine et son mépris du qu’en dira-t-on.
Son interview au Point* du 23 juin est exemplaire de l’homme sans compromissions qu’il fut. Dénonçant un «système dominé par le divertissement» et voyant venir« l’élection présidentielle sans projet de société d’un côté comme de l’autre», il y dénonce un François Hollande, «enfant des médias dont la culture et la tête sont ancrés dans le quotidien», ainsi qu’un Valls et un Macron « loin de l’histoire ». Il le fait sans acrimonie personnelle, simplement parce que pour lui, au contraire, «l’accès pour tous aux activités de l’esprit et donner à l’homme plus de temps libre pour la culture», sont les piliers de sa conviction, et non l’exhibitionnisme médiatique.

Paradoxalement, et pourtant légitimement, il donne en fonction de sa vision des choses une leçon de politique internationale bien plus proche des fondamentaux gaulliens, que ceux qui s’autoproclament aujourd’hui les héritiers du général. Ainsi, sur l’Iran comme sur la Syrie, il va droit au cœur de ce que devraient être nos intérêts politiques bien compris, soulignant par exemple la nécessité absolue de reconstruire les économies pour donner un fondement à la paix, car «les Iraniens ont besoin de nous dans des domaines comme le génie de l’eau et le génie nucléaire civil».
Pas OK. Il y a la Fondation keshe (ingénieur nucléaire iranien), son générateur à plasma. il dépollue Fukushima depuis 3 ans...... 
Il pense, comme moi, que «Fabius a joué contre son propre pays». Sur l’Ukraine comme sur le maintien de l’OTAN malgré la dissolution du Pacte de Varsovie, cet homme qu’on a dit «américain» reconnaît qu’il y a eu «provocation occidentale».
L’on constatera que sur l’Europe, nous n’étions pas d’accord. Et pourtant, il avait au cours des dernières années mieux compris mon combat, reconnaissant que l’Union se discréditait elle-même et était en train de disparaître. Souhaitant le Brexit, il y voyait ce qui pouvait «conduire l’Europe à se reconstituer et à construire enfin, par exemple, une relation avec la Chine».
Je pense à ce jour de 2012 où, lors de la présentation des candidats à l’élection présidentielle au Conseil économique, social et environnemental, il déclara publiquement que j’étais le candidat le plus compétent en économie, tout en se demandant pourquoi j’allais m’égarer dans la galère de l’élection présidentielle. Je veux en cette année 2016 et sur ce point, lui donner une seconde fois tort. Je suis sans doute plus près de ses attachements profonds et de sa manière d’être que d’autres qui s’en réclament.
«Le petit peuple de France sent bien qu’il est gouverné à court terme et que c’est mauvais». On ne peut se dérober à sa défense et à celle de la paix du monde.
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Pour le porte-parole de Cheminade, la réforme des règles de la présidentielle est «un vol de souveraineté»
Vidéo à 1h05 :
Moins de temps de parole pour les petits candidats. Sommes-nous en démocratie ?
Déjà des maires m'ont dit avoir reçu des instructions de ne pas voter pour les petits candidats, menacés de voir leur budget réduit.
J'ai fait la tournée des maires en 2012.
Jeudi 31 juin 2016, Karel Vereycken, porte-parole de Jacques Cheminade, a participé au débat «Quelles règles pour la présidentielle», organisé et retransmis par la chaine Public Sénat, sur les conséquences du changement des règles de l’élection présidentielle résultant des réformes introduites par Jean-Jacques Urvoas et adoptées depuis le 25 avril.
Autres invités: l’ancienne ministre de l’environnement Corinne Lepage, présidente de CAP21, également opposée à la réforme, et Emmanuel Rivière, pôle opinion de l’institut de sondage TNS Sofres.
http://www.jacquescheminade2017.fr/Pour-le-porte-parole-de-Cheminade-la-reforme-des-regles-de-la
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* MICHEL ROCARD. 
SON TESTAMENT POLITIQUE. 


On nous retire les acquis sociaux
et pour l'esprit on l'a déjà retiré à la plupart !

Interview complète sur le journal "Le Point"
"Je fais confiance au peuple. les mouvements sociaux peuvent aider l'Europe à se reconstruire..."
"Alain Juppé est un homme sage, responsable et compétant, tout cela est déjà beaucoup."
J'ai bu le café par hasard à ses côtés lors de l'hommage au Panthéon aux victimes des attentats (quelle mascarade!), et j'ai été surprise de sentir de très bonnes énergies à mes côtés avant même de l'avoir reconnu !!! Je pense que nous allons enfin pouvoir compter sur des personnes qui sauront rallumer le phare que devrait être la France.
"Sous l'influence de deux magnats étrangers, l'Australien Rupert Murdoch et le Canadien Conrad Black, a fait émerger la haine en libérant la presse de toute exigence de respect de l'autre."
"La France est entrée dans un déclin profond à cause de la manière dont nous communiquons les uns avec les autres, et c'est irrémédiable." Pas d'accord sur ce dernier point !
"On en revient à l'idée du respect ... Ou plutôt à sa disparition ... Mon ami l'essayiste américain Jeremy Rifkin** avait publié un livre intitulé «Vers une civilisation de l'empathie»*. A ses yeux, l'empathie est la valeur structurante de la vie. C'est magnifique! L'empathie, plutôt que la solidarité, qui apparaît plus comptable ..."
http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/documents/interview-rocard-le-point.pdf

** Jeremy Rifkin «Vers une civilisation de l'empathie»
 https://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/CWE/EmpathcCIV_FR.pdf

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