jeudi 10 mars 2016

++10/03 - ROBERT F. KENNEDY JR.  
SA DÉCLARATION AU SUJET DE LA SYRIE.

Les États-Unis avaient décidé de renverser le Président syrien Bachar el-Assad après qu’il ait refusé de soutenir un projet de gazoduc Qatari.

Robert F. Kennedy Jr déclare à Sputnik dans une interview exclusive que la plupart des Américains ignorent que Washington a l’intention de renverser le gouvernement syrien démocratiquement élu.

Sombre prémonition : Le Plan B américain pour la Syrie est-il une Troisième Guerre Mondiale ?
Dans son récent éditorial pour le Magazine Politico, l’avocat américain et neveu du Président John Fitzgerald Kennedy, Robert F. Kennedy Jr a écrit que les États-Unis avaient décidé de renverser le Président syrien Bachar el-Assad après qu’il ait refusé de soutenir un projet de gazoduc Qatari.
La CIA a poursuivi ce plan après que le projet de plusieurs milliards de $ ait émergé pour la première fois en 2.000, des années avant que l’insurrection du Printemps arabe n’ait lieu en Syrie.

Le projet consistait à construire un gazoduc depuis le Qatar à travers l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie jusqu’en Europe.
Kennedy écrit que s’il avait été achevé, le gazoduc aurait eu des implications géopolitiques majeures. Par exemple, il aurait permis aux «Royaumes sunnites» du Golfe Persique de parvenir à une domination décisive des marchés mondiaux du gaz naturel et de renforcer le Qatar, l’allié le plus proche de l’Amérique dans le monde arabe. 
La liaison gazière aurait permis à Ankara de prélever de «gros frais de transit», a ajouté l’auteur. Tout cela indique clairement que le conflit syrien n’est pas une guerre civile pour des libertés supplémentaires ou une meilleure représentation électorale, mais une insurrection violente parrainée par l’étranger visant à faire naître un projet économique.



Radio Sputnik a parlé avec Robert F. Kennedy Jr pour en savoir plus sur ses recherches.
«Si nous étudions l’histoire des relations de l’Amérique avec le Moyen-Orient et examinons les interventions violentes des États-Unis en Syrie, Irak, Jordanie, Arabie Saoudite et Égypte, au cours des années, apparaît un phénomène extraordinaire et stupéfiant qui est le constat régulier d’un échec cataclysmique à chaque fois nous intervenons de manière violente. La plupart des Américains sont complètement ignorants de nos tentatives pour renverser le gouvernement démocratiquement élu en Syrie, contraires à notre propre politique étrangère et contraires aux valeurs américaines».


Plan B : Tentative maladroite de justifier le fiasco politique de Washington en Syrie
Kennedy Jr a poursuivi en déclarant qu’il en a résulté de graves revers pour les États-Unis. Il a évoqué les relations entre les États-Unis et la Syrie et comment ils ont combattu côte à côte au cours de la Deuxième Guerre Mondiale contre les Français qui contrôlaient la Syrie à cette époque.
«Après la guerre, le peuple syrien a essayé de mettre en place une démocratie selon le modèle américain en Syrie. La grosse erreur du président élu a été de se montrer réticent quant à la construction d’un gazoduc arabe en tant que projet énergétique des États-Unis et c’est pourquoi la CIA l’a renversé. Six ans plus tard ils ont essayé à nouveau de le renverser et cette fois leur tentative a échoué et a été largement rendue publique, ce qui a provoqué des émeutes. 
Il a parlé de la manière dont les agents de la CIA ont essayé d’assassiner le chef d’état-major de l’armée syrienne par la corruption de militaires syriens mais ce plan a échoué et a abouti à l’expulsion par le gouvernement syrien de tous les diplomates américains de Syrie.

Irak
Kennedy Jr a également parlé de la manière dont la CIA était intervenue en Irak ce qui a essentiellement eu pour résultat d’amener Saddam Hussein au pouvoir.

Lybie
Il a également mentionné la manière dont Mouammar Kadhafi était parvenu à maintenir la stabilité de la Lybie. 

Kennedy a également abordé les élections américaines à venir et est son favori pour la présidentielle.

Commentaire :
L’auteur replace utilement les agissements récents des États-Unis dans la perspective d’une politique au Moyen-Orient datant de l’ère Eisenhower et visant à éliminer systématiquement les «obstacles» à la politique énergétique et financière des États-Unis, dont l’Iran (coup d’état contre Mossadegh en 1953), l’Irak (guerres du Golfe) et la Libye (renversement de Kadhafi) précèdent la Syrie.
Robert Kennedy Jr reste étonnamment partisan de la candidature de Hillary Clinton, alors même qu’elle fait l’objet de plusieurs enquêtes pour des inculpations de divulgation de secrets d’état et d’utilisation de la Fondation Clinton comme couverture d’un gouvernement secret de la cabale.
La même cabale qui a assassiné son oncle John.
Il ne veut peut-être pas subir le même sort ?

Traduction Patrick
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Plus de précisions ici 
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